L’intelligence économique : moteur de la Côte d’Ivoire

Le concept d’intelligence économique se répand en Côte d’Ivoire et contribue activement à l’objectif de marché émergent à l’horizon 2020.

Le centre des affaires d'Abidjan, la capitale économique de la Côte d'Ivoire.

Le centre des affaires d’Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire. Crédit: Koko Taillé / Flickr (CC BY-NC 2.0).

L’intelligence économique (IE), dispositif coordonné de collecte, d’analyse, de diffusion et de protection de l’information utile aux décideurs en vue de créer de la valeur et réduire les risques, peut jouer un rôle déterminant pour permettre à la Côte d’Ivoire d’accéder au statut de marché émergent d’ici à 2020. Les professionnels de l’IE l’ont bien compris, notamment Jean-Michel Lavoizard, fondateur du cabinet Aris-Intelligence ou Marc Amand, directeur associé d’Ileads Consulting, pour ne citer qu’eux. En effet, les autorités ivoiriennes sont confrontées à des défis structurels notamment la poursuite de l’amélioration du climat des affaires, un secteur financier plus actif et innovant pour accompagner le secteur privé et le renforcement des capacités des TPE/PME.

Les professionnels de l’IE en Côte d’Ivoire mènent, malgré leur faible nombre, des actions de vulgarisation pour faire connaître leur métier et participent aux actions entreprises au niveau étatique. C’est le cas des Journées portes ouvertes sur l’intelligence économique organisées par la CCI de Côte d’Ivoire en partenariat avec la Communauté ivoirienne d’intelligence économique (C2IE) pour « faire découvrir ce concept et son apport à la compétitivité des entreprises et des organisations ». Dans une étude de l’ambassade des États-Unis en Côte d’Ivoire, les entrepreneurs interrogés citent trois principales raisons de pratiquer l’IE : les enjeux de la mondialisation (42%), les raisons liées à la concurrence (28%) et le succès de l’entreprise (21%). Cela montre que les actions de vulgarisation ont un impact.

Créer un pôle d’expertise

Au niveau étatique, le ministère du Commerce a mis en place en 2013 le Réseau national d’information commerciale (RNIC) et le Guide de l’intelligence économique pour les TPE/PME en Côte d’Ivoire pour accroître la compétitivité des exportations et renforcer les capacités de développement des TPE/PME. En octobre 2014, le Premier ministre a présidé la cérémonie de lancement d’un Centre d’études diplomatiques et stratégiques afin de créer un pôle d’expertise en matière d’intelligence économique et soutenir l’action de développement du gouvernement.

Concernant les grandes entreprises, certaines sont engagées dans une démarche d’IE à travers la mise en place de services de « veille stratégique » et/ou font appel à des professionnels pour la formation de leur personnel.

Quant au monde éducatif, il n’est pas en marge de cette vulgarisation de l’IE dans le pays, pour exemple le récent master IE de l’École de commerce et de gestion et d’autres sont à venir.

L’IE fait son chemin en Côte d’Ivoire et ses professionnels accompagnent le gouvernement et les entreprises privées dans leur démarche d’IE pour l’émergence d’ici à 2020. On constate aussi que de plus en plus de jeunes ivoiriens font des formations en IE notamment en France, par exemple l’École européenne d’intelligence économique (EEIE) compte quatre ivoiriens dans sa promotion 2014-2015. L’intelligence économique a donc un bel avenir en Côte d’Ivoire, locomotive de la sous-région ouest africaine.

Aimé Ahissi

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4 réflexions sur “L’intelligence économique : moteur de la Côte d’Ivoire

  1. Bravo pour votre blog. J’ignorais tout de l’IE en Côte d’Ivoire et grâce à vous je la découvre.
    Le guide de l’ie pour les PME est remarquable.

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