L’intelligence économique, une intelligence de situation

L’intelligence économique est logiquement associée au monde de l’entreprise. Pourtant, elle pourrait tout aussi bien s’appliquer dans notre vie quotidienne.

Intelligence écàonoomique
Crédit : Tatsuo Yamashita/Flickr (CC BY 2.0)

De nombreux experts se sont, depuis son utilisation concrète, employés à définir l’intelligence économique. De long en large, d’un angle franco-français à une version plus internationale, tous s’accordent néanmoins sur le terme : entreprise. En définissant ce concept de manière parfois abstraite, les experts ont maintenu son accessibilité à une élite avertie, rendant son application voire sa compréhension difficile et parfois négative aux yeux de la population.

Même la définition de l’emblématique député Bernard Carayon, pourtant grand promoteur de l’intelligence économique, est difficile d’accès : l’intelligence économique est « une politique publique d’identification des secteurs et des technologies stratégiques, d’organisation de la convergence des intérêts entre la sphère publique et la sphère privée ».

Comprendre le contexte… pour agir

En se penchant sur cette notion, nous notons également la redondance des mots : informations, analyse ou stratégie ; à peu de choses près, une méthode d’analyse et de prise de décisions, ou une intelligence de situation que David Autissier définit comme : « la capacité des individus à comprendre les contextes et les personnes de manière à agir en connaissance de cause, de façon à ce que tout échange soit profitable et produise de la réussite ». Si l’on ose chercher encore un peu plus en amont, nous retrouvons des associations entre l’intelligence économique et l’intelligence émotionnelle ou l’intelligence interculturelle, comme le mentionne Jacques Duchamp, intervenant à l’Ecole européenne d’intelligence économique (EEIE) : « Le contexte de la mondialisation et des échanges internationaux nous conduit à décoder et à intégrer l’information culturelle dans une approche d’Intelligence culturelle afin de répondre aux attentes de l’entreprise dans sa performance à l’international. »
Tous ces éléments mis ensemble, nous pourrions donc tout à fait imaginer qu’en dehors du cadre purement économique, l’intelligence économique se révèle être une intelligence multidimensionnelle. Un atout qui s’apparenterait à une réflexion poussée et structurée, pertinente pour prendre des décisions de manière cohérente et logique. Que cela soit dans sa vie professionnelle ou dans sa vie privée ; comme l’illustre avec humour et pertinence l’article « IE, mon amour » de Camille Charles.

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