L’intelligence économique, une intelligence de situation

L’intelligence économique est logiquement associée au monde de l’entreprise. Pourtant, elle pourrait tout aussi bien s’appliquer dans notre vie quotidienne.

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Crédit : Tatsuo Yamashita/Flickr (CC BY 2.0)

De nombreux experts se sont, depuis son utilisation concrète, employés à définir l’intelligence économique. De long en large, d’un angle franco-français à une version plus internationale, tous s’accordent néanmoins sur le terme : entreprise. En définissant ce concept de manière parfois abstraite, les experts ont maintenu son accessibilité à une élite avertie, rendant son application voire sa compréhension difficile et parfois négative aux yeux de la population.

Même la définition de l’emblématique député Bernard Carayon, pourtant grand promoteur de l’intelligence économique, est difficile d’accès : l’intelligence économique est « une politique publique d’identification des secteurs et des technologies stratégiques, d’organisation de la convergence des intérêts entre la sphère publique et la sphère privée ». Lire la suite

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La French Tech, un pan du soft power français

Le numérique à la française se valorise bien. Les levées de fonds dont bénéficient les start-ups hexagonales atteignent des montants colossaux qui leurs permettent de se faire connaître à l’étranger et de faire rayonner la France et son savoir-faire.

Crédits : Christophe Pelletier (CC BY-NC-SA 2.0)

Crédits : Christophe Pelletier (CC BY-NC-SA 2.0)

L’intelligence économique implique des actions d’influence et de notoriété. Or le soft power, concept développé par Joseph Nye, désigne justement la puissance d’influence, de persuasion d’un acteur auprès d’autres acteurs de manière non coercitive. Exercer son soft power, c’est donc faire de l’intelligence économique. Et la French Tech est justement devenue un soft power. Lire la suite

L’Afrique, un continent d’avenir pour l’intelligence économique ?

Continent ayant reçu le plus d’investissements directs à l’étrangers en 2015, l’Afrique est devenu le continent d’avenir vers lequel se tournent les puissances mondiales et émergentes. Une aubaine pour le secteur de l’intelligence économique…

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Guy Gweth, ancien élève de l’Ecole de Guerre Economique, fondateur de Knowdys, un des meilleurs cabinets d’intelligence économique en Afrique. Crédit : Benjamin OMBE / Wikipédia (CC BY-SA 4.0)

Le marché français de l’intelligence économique (IE) est tellement concurrentiel, que l’on peut se demander si des opportunités se présentent ailleurs. Le continent africain est une destination de choix, d’autant qu’il accuse une croissance soutenue d’environ 5,5 % par an depuis 2009 (selon la Banque mondiale). En 2015, le continent a reçu le plus d’investissements directs à l’étrangers (IDE) après l’Amérique du Nord, soit 60 milliards de dollars. Mais les opportunités d’affaires sur le marché africain ne peuvent se concrétiser sans la connaissance des enjeux locaux. En ce sens, les cabinets d’IE ont totalement leur place pour accompagner les entreprises étrangères mais aussi locales dans leur prospection en leur fournissant des études de marchés ou encore des services de due diligence indispensables. Lire la suite

Data mining is watching you

La collecte et l’analyse des données permettent aux entreprises de mettre en place des algorithmes favorisant l’apparition d’un marketing personnalisé. Cette technologie, utile au quotidien, pourrait cependant aider à contourner les règles de protection des données personnelles.

Crédit Pixabay (CCO)

Crédit Pixabay (CCO)

Les objets connectés ne doivent plus désormais être considérés comme un domaine émergeant mais bien comme émergé. Au-delà des attaques dont ils peuvent faire l’objet, il faut aussi tenir compte du profilage induit par le traitement des données qu’ils collectent. De fait notre quotidien et notre vie privée sont impactés par de nouvelles problématiques juridiques dont la propriété des données est le problème central. Lire la suite

L’intelligence économique : outil d’Etat au service de la performance sportive

La surveillance de l’information sportive s’est démocratisée au sein des fédérations nationales, notamment en France avec le concours actif de l’Etat. De là à demander à James Bond de troquer son smoking pour un survêtement… il n’y a qu’un pas.

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Le sport, terrain de jeu et d’innovation pour l’intelligence économique. Crédit : Pixabay.

Le sport, terrain de jeu et d’innovation pour l’intelligence économique. Crédit : Pixabay.

Le sport, terrain de jeu et d’innovation pour l’intelligence économique. Crédit : Pixabay.

Face à une concurrence internationale qui bénéficie de moyens grandissants, la France a opté pour une tactique de collecte d’informations, en complément de la préparation classique de ses athlètes. Sous la houlette de l’ancien judoka Fabien Canu, directeur de la Préparation olympique et paralympique (POP) de 2006 à 2010, la France a donc mis en place une cellule de veille ayant la charge de déceler les progrès dans les techniques et les technologies des autres nations. Lire la suite

Le chargé de veille face à la mort (de ses outils)

Il est neuf heures du matin. La plupart des travailleurs sont déjà au bureau. Pas le chargé de veille. Comme trop souvent, il est endeuillé, et se demande si la vie a encore un sens.

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Enroulé dans ses couvertures, la bouche pâteuse et le crâne douloureux, il n’a pas dormi. Sa nuit, il l’a passée dans son salon – qui fait également office de cuisine et de salle de bain, nous parlons d’un chargé de veille – à boire du mauvais whisky en proférant des insanités. En cause ? La fermeture de son troisième agrégateur en six mois.
Confronté en permanence aux regards dubitatifs s’interrogeant sur son utilité, voire son identité, le chargé de veille est souvent condamné à jongler, avec un peu d’amateurisme et beaucoup de débrouillardise, entre des outils gratuits plus ou moins performants.

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Le big data : du service à l’asservissement

Entre déterminisme et soumission volontaire, les données de masse interrogent nos libertés fondamentales. Des préoccupations toutes philosophiques !

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Crédit : Jeremy Keith (CC BY 2.0)

« Nous fabriquons ces calculateurs, mais en retour ils nous construisent », avertit le sociologue Dominique Cardon. Il paraît urgent de dépasser notre fascination pour l’efficience du big data dans différentes filières. Ici, des CV sont analysés par des robots, tandis que la masse salariale est pilotée par des algorithmes censés anticiper les départs à la retraite. Là, dans l’aéronautique, les données massives et connectées entraînent une baisse considérable du temps d’identification et de localisation de l’origine d’une panne. Quant à nous, flattés dans nos goûts par les suggestions personnalisées issues des bases de données, nous consommerions plus et mieux.
En somme, les données de masse seraient de meilleures données, pour optimiser la gestion des risques : « big data is better data ». Ainsi, jusque dans les institutions, on voudrait pouvoir se reposer sur les algorithmes pour prévenir la criminalité, aux Etats-Unis comme en Europe.

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