La French Tech, un pan du soft power français

Le numérique à la française se valorise bien. Les levées de fonds dont bénéficient les start-ups hexagonales atteignent des montants colossaux qui leurs permettent de se faire connaître à l’étranger et de faire rayonner la France et son savoir-faire.

Crédits : Christophe Pelletier (CC BY-NC-SA 2.0)

Crédits : Christophe Pelletier (CC BY-NC-SA 2.0)

L’intelligence économique implique des actions d’influence et de notoriété. Or le soft power, concept développé par Joseph Nye, désigne justement la puissance d’influence, de persuasion d’un acteur auprès d’autres acteurs de manière non coercitive. Exercer son soft power, c’est donc faire de l’intelligence économique. Et la French Tech est justement devenue un soft power. Lire la suite

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La veille stratégique entre segmentation et inclusion

Segmenter les besoins d’informations stratégiques pour éviter les fuites ou les confier dans leur globalité aux veilleurs pour améliorer les résultats de leur travail ? Un dilemme qui tétanise un grand nombre d’entreprises. 

Crédit : H9Stock

Crédit : H9Stock

Outre les indispensables logiciels, la mise en place d’une veille dépend de choix humains.  La question du caractère inclusif ou segmenté de la structure se pose alors. Le veilleur fait-il remonter de l’information mécaniquement, sans vraiment savoir s’il elle est adaptée et utile ? A l’inverse, est-il au fait des priorités stratégiques et s’imprègne-t-il des enjeux majeurs de l’entreprise afin d’optimiser ses recherches ?

Le décloisonnement comme oxygénation managériale

On sait que la segmentation érigée en mode de fonctionnement est une caractéristique majeure des services de renseignements, afin d’éviter qu’un échelon donné en « sache trop » et que seule une petite équipe décisionnelle garde la vision d’ensemble.

A moins d’être motivé par une indispensable confidentialité, la segmentation de l’information en entreprise conduit à une absence de vision globale et s’apparente à un manque d’oxygène pour le veilleur, qui peine alors à comprendre les subtilités de l’environnement dans lequel il évolue. S’il manque d’informations, le veilleur peine à saisir le sens et l’utilité de son travail. A l’inverse, sa motivation sera renforcée par une bonne compréhension des enjeux de sa structure, et donc des exigences et objectifs de sa veille.

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L’intelligence émotionnelle, l’autre IE

L’intelligence émotionnelle constitue un management personnel prometteur. Elle aide à prendre les bonnes décisions stratégiques et à saisir les opportunités : bref à être plus performant. Mais le Vieux continent s’en méfie encore.

Crédit : Biologycorner / Flickr (CC BY-NC 2.0)

Crédit : Biologycorner/Flickr (CC BY-NC 2.0)

L’intelligence émotionnelle (IE) est la capacité à gérer ses émotions, principalement par la méditation (ou mindfulness). Bien qu’embryonnaires, les recherches sur l’IE semblent montrer des effets bénéfiques dû à une conscience augmentée. La prudence reste de mise.

Objet d’étude « exotique », les programmes cliniques sur l’intelligence émotionnelle ont dissipé la méfiance des scientifiques dans les années 90. Les pratiques visant à lutter contre la douleur, le stress, les troubles de l’humeur ont été élargies aux sciences cognitives, discipline dédiée à la description et à l’explication des processus de la pensée. On étudie désormais des applications sociétales de l’IE dans l’éducation, le monde carcéral, l’espace de travail, notamment dans l’industrie numérique.

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Quelle place pour le veilleur stratégique en entreprise ?

Nous avons mené une enquête pour mieux comprendre les enjeux du métier de veilleur stratégique en entreprise.

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Crédit : Steven Pisano (CC BY-NC 2.0)

Cet exercice a pour but de confronter notre idée du métier à la réalité en interrogeant des professionnels de l’intelligence économique (IE). Mon objectif à long terme étant de travailler dans la veille stratégique, j’ai effectué mon enquête auprès de professionnels dans ce domaine. Quelles sont les caractéristiques inhérentes à ce métier? Qu’est ce qu’il faut valoriser pour trouver un poste dans la veille stratégique?

Travailler dans la veille stratégique requiert la mobilisation de certaines compétences incontournables: une bonne connaissance des outils de veille, des sources techniques et une qualité rédactionnelle avérée. Cela exige aussi des compétences humaines à fortes valeurs ajoutées telle que des qualités relationnelles et une ouverture d’esprit recherchées sur le marché du travail. Le chargé de veille stratégique doit savoir analyser avec rigueur et minutie l’information mais aussi transmettre les résultats de veille à un public pas toujours initié. Ses capacités de synthèse et son honnêteté intellectuelle, lui seront d’une grande utilité.

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Trouver une place pour l’IE dans l’entreprise

L’intelligence économique reste perçue comme une discipline nouvelle utile à la stratégie mais dont la place est difficile à identifier.

Startup Stock Photo

Crédit : Startup Stock Photo

De mon expérience d’apprenti, d’étudiant et de spécialiste malgré moi du marché de l’emploi, je remarque une certaine difficulté des entreprises à définir la place de l’intelligence économique (IE) dans leur structure. Pourtant dans la société de l’information, l’IE devrait être au cœur des entreprises. Au-delà des querelles de définitions, l’objectif de l’IE est de fournir aux décideurs les informations qui permettent la décision.

Alors pourquoi ces difficultés ? Organisations trop figées, résistance au changement, place dans la chaîne de valeur, contexte de crise… Commençons par le contexte : si on analyse les spécificités culturelles françaises on constate une certaine importance de la hiérarchie et une verticalité forte. Cela signifie que pour qu’ils soient actés, les changements doivent être imposés par le haut, le plus souvent par la direction générale.

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Consultant en intelligence économique : le dernier-né des « métiers à la con » ?

Démocratisée récemment dans les entreprises, l’intelligence économique reste encore envisagée par de nombreux néophytes comme un simple effet de mode. Ces nouveaux métiers constitueraient le dernier avatar de ces « boulots inutiles », vilipendés par David Graeber. C’est oublier qu’elle répond à un besoin ancien des structures économiques et étatiques.

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Crédit : D. R.

« C’est comme si quelqu’un inventait tout un tas d’emplois inutiles pour continuer à nous faire travailler. » La sentence se veut définitive. Le juge ? Il s’agit de David Graeber qui a jeté un pavé dans la mare en publiant un court essai controversé(1) sur les bullshit jobs (boulots à la con).  Professeur à la prestigieuse London School of Economics, cette figure tutélaire d’Occupy Wall Street a semblé viser juste au vu du retentissement mondial rencontré par son essai.

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