L’intelligence économique, une intelligence de situation

L’intelligence économique est logiquement associée au monde de l’entreprise. Pourtant, elle pourrait tout aussi bien s’appliquer dans notre vie quotidienne.

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Crédit : Tatsuo Yamashita/Flickr (CC BY 2.0)

De nombreux experts se sont, depuis son utilisation concrète, employés à définir l’intelligence économique. De long en large, d’un angle franco-français à une version plus internationale, tous s’accordent néanmoins sur le terme : entreprise. En définissant ce concept de manière parfois abstraite, les experts ont maintenu son accessibilité à une élite avertie, rendant son application voire sa compréhension difficile et parfois négative aux yeux de la population.

Même la définition de l’emblématique député Bernard Carayon, pourtant grand promoteur de l’intelligence économique, est difficile d’accès : l’intelligence économique est « une politique publique d’identification des secteurs et des technologies stratégiques, d’organisation de la convergence des intérêts entre la sphère publique et la sphère privée ». Lire la suite

Data mining is watching you

La collecte et l’analyse des données permettent aux entreprises de mettre en place des algorithmes favorisant l’apparition d’un marketing personnalisé. Cette technologie, utile au quotidien, pourrait cependant aider à contourner les règles de protection des données personnelles.

Crédit Pixabay (CCO)

Crédit Pixabay (CCO)

Les objets connectés ne doivent plus désormais être considérés comme un domaine émergeant mais bien comme émergé. Au-delà des attaques dont ils peuvent faire l’objet, il faut aussi tenir compte du profilage induit par le traitement des données qu’ils collectent. De fait notre quotidien et notre vie privée sont impactés par de nouvelles problématiques juridiques dont la propriété des données est le problème central. Lire la suite

L’intelligence économique : outil d’Etat au service de la performance sportive

La surveillance de l’information sportive s’est démocratisée au sein des fédérations nationales, notamment en France avec le concours actif de l’Etat. De là à demander à James Bond de troquer son smoking pour un survêtement… il n’y a qu’un pas.

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Le sport, terrain de jeu et d’innovation pour l’intelligence économique. Crédit : Pixabay.

Le sport, terrain de jeu et d’innovation pour l’intelligence économique. Crédit : Pixabay.

Le sport, terrain de jeu et d’innovation pour l’intelligence économique. Crédit : Pixabay.

Face à une concurrence internationale qui bénéficie de moyens grandissants, la France a opté pour une tactique de collecte d’informations, en complément de la préparation classique de ses athlètes. Sous la houlette de l’ancien judoka Fabien Canu, directeur de la Préparation olympique et paralympique (POP) de 2006 à 2010, la France a donc mis en place une cellule de veille ayant la charge de déceler les progrès dans les techniques et les technologies des autres nations. Lire la suite

Le big data : du service à l’asservissement

Entre déterminisme et soumission volontaire, les données de masse interrogent nos libertés fondamentales. Des préoccupations toutes philosophiques !

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Crédit : Jeremy Keith (CC BY 2.0)

« Nous fabriquons ces calculateurs, mais en retour ils nous construisent », avertit le sociologue Dominique Cardon. Il paraît urgent de dépasser notre fascination pour l’efficience du big data dans différentes filières. Ici, des CV sont analysés par des robots, tandis que la masse salariale est pilotée par des algorithmes censés anticiper les départs à la retraite. Là, dans l’aéronautique, les données massives et connectées entraînent une baisse considérable du temps d’identification et de localisation de l’origine d’une panne. Quant à nous, flattés dans nos goûts par les suggestions personnalisées issues des bases de données, nous consommerions plus et mieux.
En somme, les données de masse seraient de meilleures données, pour optimiser la gestion des risques : « big data is better data ». Ainsi, jusque dans les institutions, on voudrait pouvoir se reposer sur les algorithmes pour prévenir la criminalité, aux Etats-Unis comme en Europe.

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Le sport : une histoire d’influence et de contre-influence

Le sport n’est pas qu’un terrain d’expression des sportifs, c’est également un terrain d’expression de la politique internationale.

Crédit : D. R.

En 1984, l’historien français Pierre Milza écrivait : « phénomène de masse, étendu de nos jours à l’échelle de la planète, traversé par toutes les idéologies du siècle, indicateur de la puissance et du déclin des nations, tantôt révélateur tantôt manipulateur du sentiment public, intégré aux stratégies offensives ou défensives des états, substitut de la guerre et instrument de la diplomatie, le sport est au centre de la vie internationale », mais aussi « une composante, un reflet de la vie internationale », et « un moyen de la politique étrangère ». Le sport est un puissant relais de diffusion de l’information et d’action, d’autant plus que les spectateurs s’identifient à leurs champions. Ces champions deviennent des symboles d’unité d’une nation, de cohésion sociale.

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IE, mon amour

L’application des concepts clés de l’intelligence économique à l’art ancestral de la séduction, une  absurdité ? Pas si sûr…

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Crédit : D. R.

Après un brainstorming créatif des plus sérieux au bar des Fontaines, me voici quelques cocktails plus tard frappée par une idée absolument révolutionnaire : et si la meilleure façon de faire comprendre l’intelligence économique à mes amis était de la mettre au service de l’amour ? Car à l’heure de la « société 2.0 » la conquête des marchés comme la conquête des coeurs repose nécessairement sur le maniement subtil d’une matière première commune : l’information.

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L’intelligence économique, c’est un peu du Picasso !

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Crédit : D. R.

La réouverture du musée Picasso de Paris donne à chacun l’occasion de (re)découvrir l’incroyable modernité de l’artiste (5000 œuvres exposées soit environ 10 % de sa production) et tendrait presque à faire oublier que ce génie visionnaire a disparu depuis quarante ans. Très bien mais quel rapport avec l’intelligence économique (IE)?
En étant quelque peu imaginatif et/ou subversif, on peut mettre en perspective trois réflexions datées de Picasso avec la réalité de l’IE.

« Un tableau ne vit que par celui qui le regarde ».
Toute culture se définit par ce qu’elle s’accorde à tenir pour réel. Chaque individu produit ses critères d’accréditation du réel, et donc de discrédit du non réel. Dans ce monde visuel, on n’oppose plus un discours à une image car l’image vaut preuve. Le visible = le réel = le vrai. Par ailleurs, contrairement aux mots, les images sont universelles et accessibles à tous, quelle que soit la langue, sans compétence ni apprentissage préalable. A l’instar de l’œuvre que l’on que l’on doit prendre le temps de contempler, le consultant doit s’astreindre à observer pour comprendre la réalité d’une situation et en extraire une vérité. Désormais « l’œil écoute ». Lire la suite