Le big data : du service à l’asservissement

Entre déterminisme et soumission volontaire, les données de masse interrogent nos libertés fondamentales. Des préoccupations toutes philosophiques !

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Crédit : Jeremy Keith (CC BY 2.0)

« Nous fabriquons ces calculateurs, mais en retour ils nous construisent », avertit le sociologue Dominique Cardon. Il paraît urgent de dépasser notre fascination pour l’efficience du big data dans différentes filières. Ici, des CV sont analysés par des robots, tandis que la masse salariale est pilotée par des algorithmes censés anticiper les départs à la retraite. Là, dans l’aéronautique, les données massives et connectées entraînent une baisse considérable du temps d’identification et de localisation de l’origine d’une panne. Quant à nous, flattés dans nos goûts par les suggestions personnalisées issues des bases de données, nous consommerions plus et mieux.
En somme, les données de masse seraient de meilleures données, pour optimiser la gestion des risques : « big data is better data ». Ainsi, jusque dans les institutions, on voudrait pouvoir se reposer sur les algorithmes pour prévenir la criminalité, aux Etats-Unis comme en Europe.

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